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L’immense majorité des kinés est favorable à un partage apaisé de l’utilisation du terme « massage »

Depuis plus de vingt années, l’Ordre des kinésithérapeutes revendique l’usage exclusif du terme « masseur ». Il voudrait dénier aux véritables masseurs le droit légitime d’utiliser une terminologie à la fois historique et internationale.

Depuis plus de vingt années, l’Ordre des kinésithérapeutes revendique l’usage exclusif du terme « masseur ». Il voudrait dénier aux véritables masseurs le droit légitime d’utiliser une terminologie à la fois historique et internationale. Un récent sondage IFOP/FFMBE apporte un cinglant désaveux à cette posture. Il met en évidence la rupture entre l’Ordre national et sa base professionnelle, majoritairement ouverte au massage bien-être.

Chaque jour, parviennent à la FFMBE les échos d’expériences de collaborations réussies entre des kinésithérapeutes et des masseurs bien-être : partages de cabinets, synergies de clientèles, collaborations dans les soins… Il est de plus en plus évident que les deux univers, le massage et la kinésithérapie, sont faits pour s’entendre et vivre en bonne harmonie. Pourtant, tant au niveau national que départemental, l’Ordre des kinésithérapeutes persiste à revendiquer le monopole d’utilisation des termes « massage » et « masseur ». Les lettres de menace et autres actions en justice sont toujours d’actualité. Jusqu’à y compris un pourvoi en Cassation.

La FFMBE a souhaité ouvrir le dialogue et, par deux fois en novembre 2020 et janvier 2021, a écrit à la Présidente de l’Ordre national en proposant « d’explorer des chemins nouveaux pour la cohabitation apaisée des deux univers professionnels ». La FFMBE souhaitait ainsi faire valoir la réalité du droit et mieux comprendre ce qui conduit les dirigeants de l’Ordre à y contrevenir. Ce message d’ouverture n’a obtenu d’autre réponse que l’accusé de réception de l’envoi en recommandé. Visiblement l’Ordre des kinésithérapeutes a choisi de faire la sourde oreille.

Les résultats du sondage réalisé par l’IFOP à la demande de la FFMBE, auprès d’un échantillon représentatif de kinésithérapeutes libéraux, apporte un cinglant désaveux aux postures adoptées par leur ordre professionnel. Ainsi, sollicités pour prendre un rendez-vous de massage de relaxation, 100% des kinés praticiens libéraux expliquent à leur interlocuteur qu’il convient de faire la distinction entre massage thérapeutique et massage bien-être. Ils utilisent ainsi sans pâlir le terme « massage » pour une autre profession que la leur. Dans le même temps, 72% d’entre-eux déclinent la demande de massage bien-être et expliquent qu’ils ne pratiquent que le massage thérapeutique. Il en est même 30% qui ont la délicatesse d’orienter le demandeur vers un professionnel du bien-être.

Les kinés de terrain sont donc ouverts à une cohabitation apaisée entre les deux professions. Ils ont de toute évidence peu d’appétence pour une controverse qui n’est d’autant plus d’actualité que l’Ordre français est le seul, sur les 125 pays membres de la Word Physiothérapy a persister dans l’utilisation du terme composé « masseur-kinésithérapeute » : toutes les autres organisations, sur les cinq continents, se reconnaissent dans la dénomination « kinésithérapeute » ou « physiothérapeute », tout court.

>>> Découvrez les conclusions du testing IFOP/ FFMBE

 

Source

Par  Joël DEMASSON, Président de la Fédération Française de Massages Bien-Être  ( FFMBE

Test IFOP/FFMBE

Les masseurs-kinésithérapeutes acceptent-il de réaliser des massages bien-être ?

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Très bel article plein de bon sens. Bravo !

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