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2002–2016 : quand masser pouvait conduire devant les tribunaux

En 2002, des praticiens décident de s'unir pour défendre leur droit d'exercer le massage non thérapeutique. De la création de l'ASMBE à la clarification juridique de 2016, retour sur quatorze années de mobilisation qui ont posé les fondations de la FFMBE.
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Vingt-cinq ans de mobilisation pour construire et faire reconnaître une profession

Cet article fait partie d’une série de 4 articles qui retracent 25 années de mobilisation et décriventles grandes étapes de l’histoire de la FFMBE : 

  • 2002–2016 : quand masser pouvait conduire devant les tribunaux
  • 2017–2021 : nous pouvons exercer, mais comment faire reconnaître notre métier ?
  • 2022–2024 : un métier existe aussi dans le regard des institutions
  • 2025–2027 : faire vivre une profession dont la reconnaissance reste à conquérir

Aujourd’hui, des milliers de professionnels proposent des massages bien-être partout en France. Ils exercent en cabinet, à domicile, dans des établissements touristiques ou auprès d’entreprises. Leurs clients prennent rendez-vous, choisissent une prestation et se font masser. Une situation qui paraît naturelle. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi.

Au début des années 2000, exercer le massage sans être masseur-kinésithérapeute pouvait exposer un praticien à des poursuites pour exercice illégal de la profession. Peu importait que son intention soit de procurer de la détente, sans aucune prétention thérapeutique : la place du massage non médical était juridiquement contestée.

Pour ceux qui avaient choisi d’en faire leur métier, l’incertitude était considérable. Comment investir dans une formation, ouvrir un cabinet ou développer une clientèle lorsqu’on risquait de voir son activité remise en cause ?

Certains praticiens ont décidé de ne plus affronter cette situation isolément.

En 2002, ils se rassemblent au sein de l’Association de soutien au massage bien-être (ASMBE). Leur revendication est simple : pouvoir donner et recevoir un massage non thérapeutique sans être assimilé à l’exercice d’une profession de santé.

Ce mouvement donnera naissance à la FFMBE deux ans plus tard.

Commence alors un long travail de mobilisation, de défense juridique et de dialogue avec les institutions. Quatorze années pendant lesquelles il faudra expliquer, convaincre, parfois contester, mais aussi apprendre à s’organiser collectivement.

L’histoire de la FFMBE commence là : avec des professionnels qui refusent que leur métier soit défini uniquement par l’interdiction de l’exercer.

2002 - Ne plus rester seul face aux contestations : les praticiens s'unissent pour défendre le droit au massage

À cette époque, le massage occupe une place particulière dans la réglementation française.

La masso-kinésithérapie est une profession de santé réglementée, dont l’exercice est réservé aux personnes titulaires des qualifications requises. Mais les textes définissant les actes de massage utilisent alors une formulation très large, qui englobe les manœuvres pratiquées dans un but thérapeutique ou non.

Cette rédaction entretient une incertitude sur la possibilité, pour d’autres professionnels, de pratiquer des massages exclusivement destinés à la détente et au bien-être.

La question n’est pas seulement juridique. Elle concerne directement des personnes qui ont choisi de se former, de créer leur activité et de proposer au public une prestation distincte de la rééducation et des soins médicaux. Certains praticiens sont confrontés à des procédures ou à des contestations de leur droit d’exercer.

D’autres hésitent à développer leur activité, à utiliser le mot « massage » dans leur communication ou à se présenter ouvertement comme professionnels du massage bien-être.

La création de l’ASMBE, en mars 2002, répond à cette situation. Autour de Joël Savatofski et de Martine Burneau, qui préside l’association, des professionnels décident d’organiser leur défense (voir photo à la une de l’article).

L’initiative repose sur une conviction : les praticiens doivent pouvoir exercer une activité de massage non thérapeutique sans être assimilés à des professionnels de santé.

Mais pour faire évoluer la situation, il faut dépasser les démarches individuelles. Il faut rassembler les témoignages, comprendre les textes, mobiliser des compétences juridiques et porter une revendication collective.

La défense du droit au massage devient ainsi le point de départ d’un mouvement professionnel.

2004 - Naissance de la FFMBE : d'une association de soutien à une fédération professionnelle

Deux ans après la création de l’ASMBE, le mouvement franchit une nouvelle étape. Le 12 octobre 2004 naît la Fédération française de massages bien-être. Sa création est publiée au Journal officiel des associations le 6 novembre.

Cette évolution traduit un élargissement des ambitions. Il ne s’agit plus uniquement d’aider des praticiens confrontés à des difficultés juridiques. Il faut également organiser une profession encore jeune, composée de praticiens aux parcours variés, formés dans des écoles différentes et exerçant selon des modalités très diverses.

La création de la Fédération répond à un besoin de représentation.

⇒ Pour dialoguer avec les pouvoirs publics, il faut pouvoir parler au nom d’un collectif.

⇒ Pour défendre la qualité des prestations, il faut définir des exigences communes.

⇒ Pour permettre au public d’identifier les professionnels, il faut progressivement construire des références partagées.

La FFMBE commence donc à travailler sur plusieurs fronts : défense juridique, conditions d’agrément, formation, déontologie et information des praticiens.

Ces sujets peuvent sembler éloignés de la revendication initiale. Ils lui sont pourtant directement liés.

Pour défendre durablement le droit d’exercer, les praticiens doivent aussi être capables de montrer qu’ils exercent un véritable métier, avec des compétences, des responsabilités et des engagements professionnels.

Cette conviction accompagnera toute l’histoire de la Fédération.

Faire entendre une profession qui peine à trouver sa place

Les premières années sont marquées par un travail patient, souvent peu visible. Les responsables fédéraux doivent répondre aux sollicitations des praticiens, suivre les évolutions réglementaires, échanger avec des juristes et tenter de faire évoluer les positions institutionnelles.

Le secteur reste difficile à identifier. Les appellations professionnelles ne sont pas harmonisées. Les formations sont nombreuses, mais ne bénéficient pas d’une reconnaissance nationale commune. Les pratiques elles-mêmes sont diverses, du massage californien aux techniques traditionnelles issues de différentes cultures.

Cette diversité constitue une richesse, mais elle complique le dialogue avec les institutions. 

⇒ Comment expliquer ce qui rassemble les professionnels lorsque leurs techniques et leurs parcours sont si différents ?

⇒ Comment défendre le massage bien-être sans entretenir de confusion avec la masso-kinésithérapie ?

La FFMBE doit progressivement construire des réponses. Elle insiste sur la finalité non thérapeutique des prestations et sur la nécessité de distinguer clairement le massage bien-être des actes relevant des professions de santé.

Cette distinction ne signifie pas que le massage bien-être serait dépourvu d’intérêt pour les personnes qui le reçoivent. Elle permet de définir un cadre d’intervention cohérent avec les compétences des praticiens et les attentes du public.

La Fédération encourage également ses adhérents à adopter une communication professionnelle qui respecte cette frontière. Les termes employés pour présenter les prestations, les engagements déontologiques et les conditions d’exercice deviennent ainsi des éléments importants de la défense collective.

La reconnaissance ne se joue pas seulement dans les tribunaux ou les ministères. Elle se construit aussi dans la manière dont les praticiens présentent et exercent leur métier.

2009 - Plus de 10 000 signatures pour défendre le droit au massage

Au fil des années, la mobilisation prend de l’ampleur. En 2009, une pétition nationale rassemble plus de 10 000 signatures en faveur du droit au massage.

Cette initiative permet de donner une visibilité publique à une question jusque-là principalement discutée dans les milieux professionnels et juridiques.

Derrière la revendication, il y a des praticiens qui souhaitent travailler dans un cadre clair, mais aussi des personnes qui veulent pouvoir choisir librement une prestation de massage destinée à leur bien-être.

La mobilisation contribue à montrer que le sujet dépasse les intérêts d’une organisation professionnelle. Elle concerne la place du massage dans la société française.

Pour la FFMBE, cette pétition constitue également une démonstration de la force du collectif. Les professionnels, souvent indépendants et dispersés sur le territoire, peuvent se rassembler autour d’une revendication commune.

Mais une pétition, même largement soutenue, ne suffit pas à modifier la réglementation. Le travail juridique et institutionnel doit se poursuivre.

2012 - Une défense juridique toujours nécessaire : défendre les praticiens, courrier après courrier

L’une des particularités de cette histoire est qu’elle ne se résume pas à quelques grandes dates. Entre les mobilisations nationales, la Fédération mène un travail quotidien d’accompagnement des professionnels.

Les archives de La Massagère, la revue des adhérents de la FFMBE, permettent d’en retrouver la trace.

Dans le numéro 10, publié en juillet 2012, Olivier Thieu, responsable de la commission juridique, décrit le fonctionnement de cette instance.

Lorsqu’un adhérent reçoit un courrier mettant en cause son activité, la commission examine la situation, vérifie la conformité de ses supports de communication et prépare une réponse, en lien avec l’avocate référente. Elle assure également une veille juridique et rassemble les informations relatives aux dossiers signalés.

Ce travail montre une réalité souvent absente des grandes chronologies. La défense d’une profession ne se joue pas uniquement au moment du vote d’une loi. Elle suppose aussi de répondre aux inquiétudes d’un praticien, d’analyser une situation particulière, de conseiller une modification de vocabulaire ou de rappeler les limites de son champ d’intervention.

Dans son entretien de 2012, Olivier Thieu souligne un paradoxe. Selon le bilan qu’il dresse alors, les poursuites judiciaires concernant la seule pratique du massage bien-être ont cessé depuis 2010. Pourtant, certains professionnels continuent de recevoir des courriers leur demandant de mettre fin à leur activité. La situation s’améliore, mais l’incertitude demeure.

« La pratique des massages-bien-être en France est encore aujourd’hui couverte d’un flou juridique »

Olivier Thieu, responsable de la commission juridique de la FFMBE – Extrait d’archive – La Massagère, n°10, juillet 2012.

Cette phrase résume la situation de nombreux praticiens au début des années 2010. Le risque judiciaire n’est plus nécessairement celui des premières années, mais la légitimité professionnelle reste contestée.

L’entretien montre également que la FFMBE n’entend pas défendre indistinctement toutes les pratiques. Elle demande à ses adhérents de respecter leurs obligations et de ne pas présenter leurs prestations comme des actes thérapeutiques.

Il s’agit de défendre un droit, mais aussi les conditions de son exercice responsable. Cette exigence restera au cœur de la construction professionnelle.

Une profession qui commence à réfléchir collectivement à son avenir

Pendant que se poursuit le travail juridique, une autre évolution se dessine. Les praticiens ne veulent plus seulement savoir s’ils ont le droit d’exercer. Ils souhaitent également approfondir leur réflexion sur le métier, sur la relation avec les personnes massées et sur les responsabilités qui accompagnent le toucher.

Les questions de confiance, d’écoute, de consentement, de posture professionnelle et d’éthique prennent une place croissante.

La Fédération contribue à faire circuler ces réflexions à travers ses publications, ses rencontres et les échanges entre adhérents. La Massagère témoigne de cette diversité.

On y trouve des informations juridiques, mais aussi des portraits de praticiens, des présentations de techniques, des réflexions sur le toucher et des articles consacrés à différents contextes d’intervention. Ces publications donnent à voir une profession qui cherche à mieux se connaître.

Elles constituent également un espace de transmission. Les praticiens peuvent y partager leurs expériences, découvrir d’autres approches et prendre conscience de leur appartenance à un ensemble professionnel plus large.

Cette dimension est importante. Une fédération ne se construit pas uniquement autour d’une opposition ou d’une revendication. Elle se construit aussi autour de ce que ses membres souhaitent partager.

2014-2015 - Mieux connaître le public et approfondir la réflexion professionnelle

À partir de 2014, la FFMBE cherche également à mieux documenter la place du massage dans les habitudes des Français. Une enquête réalisée avec Harris Interactive permet d’étudier les pratiques et les perceptions du public concernant la relaxation et le massage bien-être.

Pour la Fédération, cette démarche répond à un besoin. La défense du métier ne peut pas reposer uniquement sur la conviction de ses praticiens. Elle gagne à s’appuyer sur des données permettant de mieux comprendre les attentes des personnes qui ont recours au massage.

Cette volonté de documenter la profession s’accompagne d’un travail de réflexion collective. Les 26 et 27 mars 2015, la FFMBE organise à Paris son premier colloque professionnel, consacré à la confiance.

Le choix de ce thème est révélateur. La confiance est au cœur de la relation entre le praticien et la personne massée. Elle intervient dans l’accueil, l’écoute, le respect de l’intimité et la qualité de présence. Elle concerne également les relations entre professionnels et la capacité à construire un projet collectif.

Le colloque réunit différentes approches pour nourrir cette réflexion. Psychiatres, psychologues, philosophes, scientifiques et autres intervenants sont invités à croiser leurs regards. L’ambition est de dépasser les seules questions techniques pour interroger ce qui fait la qualité de la relation professionnelle.

Dans le numéro 17 de La Massagère, publié en 2014, Claire Tedeschi souligne l’importance des échanges et du partage d’expériences dans la progression des praticiens.

« C’est en échangeant, en partageant, en rencontrant et en écoutant que l’on apprend. »

Claire Tedeschi, éditorial de La Massagère – Extrait d’archive – La Massagère, n° 17, 2014.

Cette phrase témoigne d’une autre facette de l’engagement fédéral. À côté de la défense juridique se développe une volonté de construire une culture professionnelle commune.

Le massage bien-être n’est plus seulement présenté comme une activité dont il faut défendre la légitimité. Il devient un métier dont les pratiques, les valeurs et les responsabilités méritent d’être étudiées et partagées.

2015 - Porter la question du massage devant les parlementaires

Malgré les avancées réalisées, le problème juridique n’est toujours pas complètement résolu. En 2015, plusieurs parlementaires interrogent le gouvernement sur la situation des praticiens en massage bien-être.

Leurs questions décrivent les difficultés administratives rencontrées par les professionnels et les conséquences de l’interprétation restrictive des textes. Elles relaient également les demandes de reconnaissance portées par la FFMBE.

Ces interventions montrent que la question du massage non thérapeutique a désormais dépassé le cadre des échanges entre la Fédération et les administrations.

Elle est portée devant la représentation nationale.

L’enjeu reste fondamental : distinguer les actes de masso-kinésithérapie, qui relèvent d’une profession de santé réglementée, des massages pratiqués exclusivement dans un objectif de bien-être.

Les praticiens ne demandent pas à exercer la masso-kinésithérapie sans diplôme. Ils souhaitent que leur propre activité puisse être reconnue pour ce qu’elle est.

La question de la formation professionnelle apparaît également dans ces échanges. La FFMBE cherche à faire progresser la reconnaissance des qualifications, notamment à travers les dispositifs nationaux de certification.

Ces démarches montrent que la Fédération poursuit désormais deux objectifs étroitement liés : clarifier le droit d’exercer et construire les conditions d’une reconnaissance professionnelle durable.

2016 - Une clarification juridique attendue depuis des années

Le 26 janvier 2016, la loi de modernisation de notre système de santé marque une étape décisive.

Son article 123 modifie la définition législative de la profession de masseur-kinésithérapeute.

La rédaction du Code de la santé publique évolue. Elle précise les missions de la masso-kinésithérapie et redéfinit les conditions de l’exercice illégal de cette profession.

Surtout, la notion générale de « massage » n’est plus utilisée pour définir, à elle seule, le champ de la profession de masseur-kinésithérapeute.

Cette modification permet de mieux distinguer les actes relevant de la masso-kinésithérapie des massages pratiqués à des fins non thérapeutiques. Pour les praticiens en massage bien-être, il s’agit d’une avancée considérable.

Après des années de contestations, la législation reconnaît plus clairement la distinction entre deux activités qui peuvent mobiliser des gestes manuels, mais qui ne poursuivent pas les mêmes finalités et ne relèvent pas du même cadre professionnel.

La clarification est confirmée quelques mois plus tard. Le 3 novembre 2016, le ministère des Affaires sociales et de la Santé publie plusieurs réponses à des questions parlementaires consacrées au massage bien-être.

Il y précise que le massage non thérapeutique, destiné principalement à procurer du bien-être, peut être pratiqué par une personne qui ne possède pas le titre de masseur-kinésithérapeute.

Cette réponse donne une portée particulièrement explicite à la réforme législative. Elle confirme le bien-fondé de la distinction que les professionnels du massage bien-être défendent depuis de nombreuses années.

Pour la FFMBE, cette évolution représente l’aboutissement d’une longue mobilisation collective.

Il serait toutefois inexact de présenter la loi de 2016 comme la création d’une profession réglementée de masseur bien-être. Elle clarifie le droit d’exercer une activité non thérapeutique.

Elle ne définit pas encore les qualifications nécessaires pour exercer le métier, ne crée pas de diplôme d’État spécifique et ne règle pas l’ensemble des questions de reconnaissance professionnelle.

Mais elle change profondément les conditions dans lesquelles ces questions peuvent désormais être abordées.

Une victoire importante, mais pas la fin du combat

Quatorze ans après la création de l’ASMBE, la situation des praticiens a considérablement évolué.

⇒ Le massage non thérapeutique bénéficie d’un cadre juridique plus clair.

⇒ Les professionnels disposent d’une fédération nationale qui les représente, les accompagne et contribue à définir des exigences communes.

⇒ Les premières mobilisations ont également permis de faire émerger une communauté professionnelle, avec ses publications, ses rencontres et ses espaces de réflexion.

Ces avancées ne sont pas le résultat d’une seule personne ni d’une seule décision. 

Elles reposent sur l’engagement de praticiens, de responsables associatifs, de bénévoles et de professionnels qui ont consacré du temps et de l’énergie à défendre une activité encore insuffisamment reconnue.

Elles s’inscrivent aussi dans un contexte plus large d’évolution des pratiques de bien-être et des attentes du public. La FFMBE a joué un rôle important dans cette histoire, mais elle ne l’a pas écrite seule.

Surtout, la clarification juridique ne met pas fin à toutes les difficultés. La reconnaissance d’un métier ne se résume pas à la possibilité légale de l’exercer. Elle suppose également que ses compétences soient identifiées, que ses formations puissent être évaluées, que ses professionnels disposent de références communes et que le public comprenne clairement la nature des prestations proposées.

À partir de 2017, ces questions vont prendre une place centrale dans les travaux de la Fédération. Le combat pour le droit au massage a permis de franchir une étape fondamentale. Il ouvre désormais un nouveau chantier : après avoir défendu la liberté d’exercer, il faut définir et structurer le métier.