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2017–2021 : nous pouvons exercer, mais comment faire reconnaître notre métier ?

Après la clarification juridique de 2016, une nouvelle question se pose : comment définir et faire reconnaître les compétences du masseur bien-être ? De la publication du référentiel métier à l'adoption de la charte de déontologie, cinq années de travail collectif pour construire les fondements d'une profession.
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Vingt-cinq ans de mobilisation pour construire et faire reconnaître une profession

Cet article fait partie d’une série de 4 articles qui retracent 25 années de mobilisation et décriventles grandes étapes de l’histoire de la FFMBE : 

  • 2002–2016 : quand masser pouvait conduire devant les tribunaux
  • 2017–2021 : nous pouvons exercer, mais comment faire reconnaître notre métier ?
  • 2022–2024 : un métier existe aussi dans le regard des institutions
  • 2025–2027 : faire vivre une profession dont la reconnaissance reste à conquérir

La clarification juridique de 2016 a changé la situation des praticiens en massage bien-être. Après des années de mobilisation, le droit de pratiquer le massage non thérapeutique bénéficie d’un cadre plus clair. Mais une nouvelle question s’impose : qu’est-ce qui fait d’un praticien en massage bien-être un professionnel ?

Dans les cabinets, les parcours sont multiples. Certains ont suivi plusieurs centaines d’heures de formation, d’autres ont construit leur expérience au fil des années, en associant différentes écoles et techniques. Les appellations varient, les prestations aussi.

Cette diversité fait la richesse du massage. Elle constitue également une difficulté lorsqu’il faut expliquer le métier aux institutions, définir les compétences nécessaires pour l’exercer ou permettre au public de s’y retrouver. Car obtenir le droit de pratiquer ne suffit pas à faire reconnaître une profession.

Pour avancer, les praticiens doivent pouvoir expliquer ce qui les rassemble, au-delà des techniques qu’ils utilisent. Ils doivent aussi définir les responsabilités qui accompagnent leur activité et les exigences auxquelles ils acceptent de se soumettre.

C’est le chantier dans lequel s’engage la FFMBE à partir de 2017. Définir le métier, préciser les compétences, reconnaître les parcours, construire une identité collective et faire évoluer les règles déontologiques : autant de questions qui vont mobiliser praticiens, formateurs et responsables fédéraux.

Le référentiel métier de 2019, le développement de France massage® et le nouveau code de déontologie de 2021 ne sont pas de simples outils supplémentaires. Ils répondent à une même ambition : donner une identité professionnelle commune à des praticiens qui partagent bien davantage qu’une technique de massage.

Après le droit d'exercer, la question du métier

Pendant longtemps, le massage bien-être a été défini principalement par ce qu’il n’était pas. Il n’était pas un acte médical. Il ne relevait pas de la rééducation. Il ne devait pas être confondu avec la masso-kinésithérapie.

Cette distinction était indispensable pour défendre le droit d’exercer. Elle avait occupé une grande partie des premières années de mobilisation. Mais elle ne suffisait plus.

Un professionnel ne peut pas construire durablement son activité en expliquant seulement ce qu’il ne fait pas.

Il doit pouvoir décrire ce qu’il propose, les compétences qu’il mobilise, les responsabilités qu’il assume et la relation qu’il établit avec les personnes qu’il accompagne.

À partir de 2017, la FFMBE travaille à une définition positive du massage bien-être. Il ne s’agit pas de réduire le métier à une liste de manœuvres. La prestation repose aussi sur l’accueil, l’écoute, l’adaptation du massage aux besoins exprimés, le respect des limites professionnelles et la capacité à instaurer une relation de confiance.

Cette approche correspond à une réalité familière aux praticiens. Deux personnes peuvent demander un même massage et avoir des attentes très différentes. L’une recherche un moment de détente, l’autre souhaite relâcher des tensions liées à son quotidien. Une troisième a simplement besoin de retrouver un temps pour elle.

Le professionnel doit savoir accueillir ces demandes, comprendre ce qui relève de son champ de compétence et adapter sa prestation. Le massage bien-être ne se résume donc pas à la maîtrise d’une technique. Il suppose un ensemble de savoir-faire, de connaissances et de qualités relationnelles.

Encore faut-il parvenir à les décrire de manière suffisamment précise pour qu’ils deviennent des références professionnelles communes.

2019 : mettre des mots sur ce que les praticiens savent faire

Comment expliquer un métier lorsque les personnes qui l’exercent ne suivent pas toutes les mêmes formations et n’utilisent pas les mêmes techniques ?

La question est particulièrement importante pour le massage bien-être.

Les pratiques se sont développées à partir de traditions, d’écoles et d’approches très diverses. Certaines privilégient la détente globale, d’autres un travail musculaire plus appuyé, d’autres encore s’appuient sur des gestes issus de cultures spécifiques. Vouloir imposer une technique unique n’aurait guère de sens.

Mais comment, dans ces conditions, identifier des compétences communes ?

La FFMBE choisit de travailler sur ce qui caractérise l’activité professionnelle, indépendamment des techniques employées.

Après plusieurs années de réflexion, elle publie en 2019 un référentiel métier consacré au masseur, praticien en massage bien-être.

Le document organise le métier autour de trois grands domaines de compétences :

  • Le premier concerne la capacité à se positionner professionnellement, à présenter son activité et à proposer une prestation adaptée.
  • Le deuxième porte sur la réalisation du massage lui-même, dans le respect des conditions d’accueil, de sécurité, d’hygiène et de relation avec la personne massée.
  • Le troisième concerne la gestion et le développement de l’activité professionnelle.

Ce dernier point mérite d’être souligné.

Être praticien ne consiste pas uniquement à savoir masser. Il faut aussi organiser ses rendez-vous, informer ses clients, respecter ses obligations administratives, gérer son activité et assurer sa viabilité économique. Pour de nombreux professionnels indépendants, ces compétences sont aussi nécessaires que la maîtrise des gestes techniques.

Le référentiel de 2019 permet ainsi de décrire le métier dans sa globalité.

Il ne crée pas un diplôme d’État et ne rend pas la profession réglementée. Mais il apporte une référence commune pour les praticiens, les organismes de formation et les interlocuteurs institutionnels.

Après avoir défendu le droit d’exercer, la Fédération peut désormais expliquer plus précisément ce que signifie exercer le métier de masseur bien-être.

Cette étape sera déterminante pour les démarches de reconnaissance qui suivront.

Former des professionnels, pas seulement transmettre des techniques

La définition des compétences pose naturellement la question de la formation.

Depuis ses premières années, la FFMBE travaille avec des organismes de formation professionnelle agréés. Mais le développement du secteur fait apparaître des situations de plus en plus diverses :

  • Certains établissements proposent des cursus complets destinés à préparer l’exercice du métier.
  • D’autres dispensent des formations spécialisées ou des modules de perfectionnement.
  • Des praticiens expérimentés souhaitent également faire reconnaître des compétences acquises dans plusieurs écoles, parfois à l’étranger, ou au fil de leur pratique professionnelle.

Comment tenir compte de cette diversité sans renoncer à des exigences communes ?

La réponse ne peut pas consister à considérer tous les parcours comme équivalents. Elle ne peut pas davantage se limiter à reconnaître une seule voie de formation.

La Fédération doit trouver un équilibre entre l’ouverture à la diversité des expériences et la nécessité de garantir un niveau de compétence cohérent avec les responsabilités du métier.

En novembre 2019, les organismes de formation agréés se réunissent pour travailler sur ces questions. Les échanges portent notamment sur l’évolution des formations et les moyens de renforcer leur dimension professionnalisante.

La FFMBE poursuit également le développement de la formation continue. En 2020, un catalogue national rassemble des propositions permettant aux praticiens de compléter leurs compétences après leur formation initiale.

Cette démarche traduit une conviction importante : l’apprentissage du métier ne s’arrête pas à l’ouverture d’un cabinet.

Les techniques évoluent, les connaissances progressent, les publics rencontrés changent. Un professionnel doit pouvoir continuer à se former tout au long de son activité.

Reconnaître les parcours sans renoncer aux exigences

La question des équivalences constitue un autre chantier important. Un praticien peut avoir suivi plusieurs formations, acquis une longue expérience ou développé des compétences qui ne correspondent pas exactement au parcours proposé par un organisme agréé. Comment évaluer sa situation ?

En octobre 2020, la FFMBE crée une Commission nationale des équivalences. Sa mission est d’examiner les demandes concernant les équivalences entre formations ou diplômes, ainsi que les situations dans lesquelles l’expérience professionnelle peut être prise en considération.

À la fin de l’année 2020, la commission est opérationnelle et huit premiers dossiers sont en cours d’instruction.

Cette initiative répond à une difficulté concrète : la profession ne s’est pas construite autour d’un cursus unique. Elle rassemble des personnes issues de formations différentes, parfois engagées depuis de nombreuses années dans leur activité.

Pour autant, l’expérience seule ne peut pas dispenser d’une évaluation des compétences nécessaires à l’exercice professionnel. La commission cherche à apporter une réponse structurée à ces situations. Elle contribue à faire évoluer la reconnaissance des parcours vers une appréciation plus précise des compétences.

Les débats ne sont pas absents. Lors de l’assemblée générale de 2020, des formateurs indépendants interrogent la Fédération sur les conditions d’agrément, qu’ils jugent parfois insuffisamment adaptées à leur activité.

Ces échanges montrent que la structuration professionnelle ne consiste pas seulement à rédiger des règles. Elle suppose de les confronter aux réalités du terrain, d’écouter les situations particulières et de faire évoluer les dispositifs lorsque cela paraît nécessaire.

Construire des exigences communes sans exclure inutilement la diversité des parcours : cette tension accompagnera durablement les travaux de la FFMBE.

France massage® : permettre au public de s'y retrouver

Définir les compétences et renforcer les exigences de formation répondent à un premier besoin : structurer le métier. Mais une autre question se pose. 

Comment permettre au public de distinguer les professionnels qui s’engagent dans cette démarche ?

Pour une personne qui recherche un massage bien-être, il n’est pas toujours facile de comprendre les différences entre les nombreuses offres disponibles.

Les intitulés des prestations varient, les formations sont peu lisibles et les informations sur les qualifications ne sont pas systématiquement accessibles.

La Fédération souhaite apporter une réponse à cette difficulté. 

En 2019, la FFMBE dépose et enregistre la marque collective France massage® auprès de l’Institut national de la propriété industrielle.

Son déploiement s’engage en 2020, avec la création d’un annuaire national des professionnels agréés.

Le principe est simple : permettre au public d’identifier des praticiens répondant aux critères professionnels de la FFMBE. France massage® ne constitue pas un diplôme ni une reconnaissance délivrée par l’État. Il s’agit d’une démarche collective portée par la Fédération, fondée sur ses exigences d’agrément et ses engagements professionnels.

Pour les praticiens, elle permet de rendre plus visible leur appartenance à un réseau.

Pour le public, elle facilite l’accès à des informations sur les professionnels et leurs prestations.

La marque apporte ainsi une réponse concrète à un problème de reconnaissance. La profession doit pouvoir être identifiée collectivement, mais les praticiens doivent également pouvoir être trouvés individuellement.

Avec France massage®, la FFMBE cherche à relier ces deux dimensions.

Faire reconnaître un métier, c’est aussi permettre aux personnes qui recherchent ses services de comprendre à qui elles s’adressent.

2020 : quand la crise sanitaire fragilise toute une profession

L’année 2020 marque une rupture brutale. La pandémie de Covid-19 entraîne des restrictions d’activité et de profondes incertitudes pour les professionnels du massage bien-être.

Pour beaucoup de praticiens indépendants, l’arrêt des prestations signifie une interruption immédiate du chiffre d’affaires.

Les charges continuent pourtant de courir.

Il faut comprendre les règles applicables, suivre les annonces gouvernementales, déterminer les possibilités d’aide et préparer les conditions d’une éventuelle reprise.

Les difficultés sont d’autant plus importantes que le massage bien-être ne dispose pas d’un statut professionnel clairement identifié dans tous les dispositifs administratifs. Les praticiens exercent sous des codes d’activité et des statuts variés.

Cette diversité, qui existait bien avant la crise, complique l’interprétation des mesures annoncées.

La FFMBE doit alors répondre à une multiplication de demandes. Elle informe ses adhérents, suit les évolutions réglementaires et cherche à clarifier les conséquences des restrictions sur leur activité.

La crise révèle ainsi une fragilité que les avancées juridiques de 2016 n’avaient pas résolue.

Le droit d’exercer est mieux établi, mais la profession reste insuffisamment identifiée dans les dispositifs administratifs et économiques.

Cette prise de conscience jouera un rôle important dans les orientations des années suivantes.

Elle renforcera notamment la volonté de développer la représentation interprofessionnelle et le dialogue avec les pouvoirs publics.

Une solidarité qui dépasse les déclarations de principe

La crise sanitaire met également à l’épreuve les organismes de formation. En septembre 2020, deux établissements agréés cessent leurs activités.

Pour les stagiaires concernés, les conséquences sont considérables. Ils ont engagé du temps, parfois des économies importantes, dans un projet de reconversion ou de création d’activité. L’interruption de leur cursus peut compromettre leur avenir professionnel.

La Fédération mobilise alors son réseau d’organismes de formation agréés. Grâce à cette coopération, 80 stagiaires peuvent reprendre leur parcours de formation.

Cet épisode mérite une place dans l’histoire de la FFMBE. Il montre ce que peut apporter un réseau professionnel lorsqu’il dépasse la simple juxtaposition de structures indépendantes.

Les écoles sont des acteurs économiques, parfois concurrentes. Mais elles partagent aussi une responsabilité envers les personnes qui se forment au métier. En permettant à des stagiaires de poursuivre leur cursus, elles donnent une traduction concrète à cette responsabilité collective.

Cette mobilisation illustre également le rôle que peut jouer une fédération dans les moments difficiles : mettre en relation, faciliter la coopération et rechercher des solutions qu’aucun acteur ne pourrait nécessairement construire seul.

La professionnalisation ne repose pas uniquement sur des référentiels et des règlements. Elle se manifeste aussi dans la manière dont les professionnels prennent soin de leur propre communauté.

Une Fédération qui se réorganise pour poursuivre son action

La crise sanitaire intervient dans un contexte de changement de gouvernance. En juillet 2020, plusieurs membres du bureau de la FFMBE démissionnent, dont sa présidente Muriel Bruneval. Le 6 juillet, le conseil d’administration désigne un nouveau bureau, présidé par Joël Demasson.

Alain Granger devient trésorier, Vincent Broyer secrétaire et Marie-Laure Humeau secrétaire adjointe.

Cette réorganisation intervient à un moment particulièrement délicat. La Fédération doit continuer à accompagner ses adhérents tout en adaptant son propre fonctionnement.

Elle engage une modernisation de ses outils et de ses méthodes de travail. Les archives sont progressivement numérisées, le télétravail se développe et les moyens de communication sont réorganisés.

La FFMBE poursuit également la mise en place de commissions associant des bénévoles aux différents chantiers. Communication, formation, équivalences, représentation professionnelle : les sujets nécessitent des compétences variées.

Les appels à participation publiés lors de l’assemblée générale de 2020 montrent que la Fédération cherche à mobiliser des praticiens au-delà du seul conseil d’administration.

Cette dimension bénévole est une caractéristique importante de son histoire. 

Une fédération professionnelle ne fonctionne pas uniquement grâce à ses dirigeants. Elle repose aussi sur des personnes qui acceptent de consacrer du temps à des dossiers collectifs, en plus de leur propre activité.

Dans les échanges conservés dans le procès-verbal de l’assemblée générale, plusieurs adhérents expriment leur reconnaissance pour l’accompagnement reçu pendant les confinements. L’un de ces témoignages résume simplement ce que représente alors la Fédération pour certains praticiens.

« Cela fait du bien de pouvoir s’appuyer sur sa fédération. »

Claudie Trillard, témoignage d’adhérente – Extrait d’archive – Assemblée générale FFMBE, décembre 2020.

Cette phrase ne constitue pas un bilan institutionnel. Elle rappelle une réalité plus immédiate : dans une période d’incertitude, les professionnels ont besoin de savoir qu’ils ne sont pas seuls.

2021 : faire de la déontologie une référence commune

La construction d’une identité professionnelle ne peut pas reposer uniquement sur les compétences techniques ou la qualité des formations. Le massage implique une relation particulière.

La personne massée confie son corps à un professionnel. Elle accepte un contact physique qui suppose de la confiance, une information claire et le respect de ses limites. Cette relation engage la responsabilité du praticien.

Elle impose une attention particulière au consentement, à l’intimité, à la confidentialité et à la juste place de chacun. 

La FFMBE travaille depuis ses premières années sur ces questions. Mais les évolutions du métier, la diversité des contextes d’intervention et le développement de France massage® rendent nécessaire une actualisation de ses références déontologiques.

En 2021, la Fédération adopte une nouvelle charte de déontologie.

Le texte fait l’objet d’une consultation nationale et recueille l’approbation de 98 % des votants.

Cette adoption représente une étape importante. La déontologie ne doit pas être perçue comme une simple formalité liée à l’adhésion.

Elle constitue un engagement professionnel destiné à protéger les personnes massées, à guider les praticiens et à renforcer la confiance dans le métier.

Elle permet également de préciser les limites de l’exercice. Le praticien doit connaître son champ de compétence, ne pas entretenir de confusion avec les professions de santé et orienter la personne vers un professionnel compétent lorsque sa situation le nécessite.

Ces exigences ne s’opposent pas à la liberté professionnelle. Elles en constituent une condition.

La légitimité du massage bien-être ne repose pas seulement sur le droit de le pratiquer, mais aussi sur la manière dont il est exercé.

La charte de déontologie de 2021 prolonge ainsi les engagements qui accompagnaient déjà les premières mobilisations de l’ASMBE.

Il donne cependant à ces principes une portée plus structurée et une visibilité nouvelle.

2021 : la Cour de cassation confirme la distinction juridique

Pendant que la Fédération poursuit ses travaux de professionnalisation, la question juridique connaît une nouvelle étape. Le 29 juin 2021, la Cour de cassation rend un arrêt important concernant le massage non thérapeutique.

Cette décision confirme la portée de la clarification législative introduite en 2016.

Elle contribue à établir que les massages pratiqués à des fins non thérapeutiques ne relèvent pas, du seul fait de leur qualification de massage, du monopole des masseurs-kinésithérapeutes.

Pour les praticiens en massage bien-être, cette décision présente une importance particulière. Elle intervient cinq ans après la réforme législative et apporte une confirmation judiciaire à une distinction longtemps contestée.

Il ne s’agit pas d’une reconnaissance générale de toutes les pratiques de massage, quelles que soient leurs finalités. Les actes relevant de la masso-kinésithérapie demeurent soumis aux règles propres à cette profession de santé.

Mais l’arrêt contribue à sécuriser davantage la situation des professionnels qui exercent exclusivement dans le champ non thérapeutique.

Il rappelle également que les avancées juridiques ne produisent pas toujours immédiatement tous leurs effets. Une loi peut clarifier une situation sans faire disparaître les désaccords sur son interprétation. La jurisprudence vient alors préciser les conditions de son application.

Pour la FFMBE, cette décision consolide un acquis fondamental : elle permet de poursuivre les travaux de reconnaissance professionnelle sur des bases juridiques plus solides.

Définir une profession sans effacer sa diversité

Entre 2017 et 2021, la FFMBE a engagé plusieurs chantiers qui pourraient sembler indépendants.

Un référentiel métier, une marque collective, un annuaire national, une commission des équivalences, un catalogue de formation continue, un nouveau code de déontologie.

Pourtant, tous répondent à une même question.

Comment permettre à des praticiens aux parcours différents de se reconnaître dans une profession commune ?