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Un Site Web, Comment Faire, Pour Quoi Faire ?

Un.e praticien·ne agréé·e FFMBE sur 4 possède un site web. Est-ce un luxe, un gadget ou un allié ? La plupart d’entre nous préfèrent poser leurs mains sur une table de massage plutôt que sur un clavier. Pourtant, les outils numériques touchent une clientèle qu’aucun flyer, aucune page Facebook ne peut égaler. À condition d’apprivoiser les codes du web. Entrons dans le monde HTML sur la pointe des pieds.

La communication numérique est tout, sauf une science exacte. Les informations et conseils qui parsèment cet article sont le fruit d’une expérience de dix années, avec sa part de subjectivité.

Car un média est une rencontre subtile entre une entreprise et un public. Ce qui fonde l’activité d’une praticienne située à Rennes n’épouse pas le projet qu’un praticien développe dans un village du Jura. Pourtant, l’une et l’autre ont la même boîte à outils pour s’exprimer au XXIe siècle : Internet, ses vidéos, ses blogs, ses sites, ses applis, ses newsletters, ses réseaux sociaux. La communication s’affranchit du papier. Comme pour le piano, mieux vaut travailler ses gammes pour faire entendre sa petite musique dans le concert mondial du web. Et même si David (la praticienne ou le praticien agréé FFMBE) ne peut égaler Goliath (Groupon, Wonderbox, Pages Jaunes, etc.), le web a ceci de magique qu’avec un brin de compétence et d’obstination, il est possible de se frayer un chemin vers les premiers rangs. Et de conserver son indépendance.

Parmi les outils de communication numérique, le site web reste l’atout maître du micro-entrepreneur. Qu’ils soient de dernière main ou faits de bric et de broc, un milliard de sites sur Terre sont scannés par le robot d’un moteur de recherche (Google, Bing, Yahoo, Qwant, Startpage…), lequel l’enregistre, puis le référence quelque part, même en page 23 d’une recherche « massage bien-être Angoulême ».

Or, l’intérêt d’une praticienne ou d’un praticien agréé·e FFMBE est de figurer de préférence en page 1 de la recherche plutôt qu’en page 23. En effet, des mots-clés comme « massage » et « bien-être » (wellness en anglais) figurent en tête des mots les plus demandés sur les cinq continents. Qu’importe l’objectif de l’internaute (massage sexuel ou massage bien-être) : massage est un terme universel qui traverse les langues, les cultures, les fantasmes, le besoin de quiétude chez l’être humain. Un site web a un autre mérite : celui de faire le tri des clients avant que celui-ci ne fasse sonner notre téléphone.

Un site est à la fois une vitrine et un tiroir-caisse. Au-delà de cette formulation un brin familière, l’enjeu consiste à raconter un bien-être en langage HTML, mais aussi à transformer le visiteur en client, ceci de manière honnête, élégante, simple et souriante.

Comment fabriquer un site web qui donne de l’information et suscite le désir d’acheter, le tout en bonne place sur un moteur de recherche ? Le guide qui suit passe en revue des critères qui permettront à chacune et à chacun de se forger une méthode de travail. L’auteur puise dans sa propre expérience, donc sur l’histoire de son site web. La communication, science humaine, tâtonne, expérimente, se trompe, puis se remet à l’ouvrage au même rythme que l’humanité.

Voici l’abécédaire du web de A à Z… mais dans le désordre pour une découverte progressive et logique du web.

W comme Webmaster

Un webmaster est un professionnel capable de concevoir, programmer, structurer, mettre en page, mettre en ligne, référencer et sécuriser un site web. Or, chacune de ces missions est une spécialité en soi. Le « mouton à sept pattes » est une rareté. Voilà pourquoi une agence web réunit un bouquet de métiers.

Un webmaster à son compte, donc isolé, excelle rarement dans tous les domaines. Soit il réalise un site au design léché, mais celui-ci reste désespérément en page 23 du moteur de recherche ; soit il clone la même maquette, puis Google le propulse en tête de gondole.

L’astuce consiste à trouver une agence web à taille humaine (deux à trois associés) pour concilier budget (entre 2 000 et 3 000 € pour créer un site web, formation incluse) et compétence (de la programmation à la sécurité).

Avant de signer le devis, il est judicieux de rédiger un cahier des charges. Il y a dix ans, l’agence web s’occupait de tout. Si le praticien voulait changer une virgule sur le site, il devait joindre l’agence qui lui facturait l’intervention. Il existait des abonnements mensuels ou trimestriels pour un nombre déterminé d’actions sur le site.

Puis est arrivé WordPress, premier outil de création de sites à la portée de n’importe quel micro-entrepreneur, ou presque. Soudain, nous devenions tous webmasters ! Miracle ? Sauf que WordPress implique une formation préalable. Et que l’outil, au fil des versions, exige une mise à niveau quasi annuelle du webmaster amateur. Un fichier contenant un diaporama bloque soudain l’ensemble du site s’il devient incompatible avec la dernière version du système. Par ailleurs, WordPress, sa base de données, ses fichiers, se révèlent perméables aux attaques de hackers. Sécuriser un site WordPress implique de sérieuses références et une capacité à sauvegarder chaque jour ses fichiers et bases de données.

Une agence web compétente se dote de sa propre armature pour créer un large éventail de sites selon l’activité et les souhaits du client. Elle effectue des sauvegardes. Elle se fait « héberger » sur différents supports pour pallier les attaques de hackers. Elle réserve des « tuyaux » pour que les sites soient rapides à charger. Enfin, elle forme chaque client pour que celui-ci reste maître du contenu : textes et images.

Aujourd’hui, un juste équilibre consiste à déléguer la structure informatique du site à une agence professionnelle, puis à animer soi-même son site web en l’enrichissant de contenus personnalisés (articles, photos, vidéos).

Le cahier des charges signé avec l’agence inclut en conséquence une formation pour que la praticienne ou le praticien enrichisse son site au fil du temps, moyennant un contrat d’hébergement et de maintenance annuels (compter 150 € par an). Astuce : demander un abonnement qui inclut un chargement rapide du site. De nos jours, une page qui met plus de deux secondes à apparaître sur l’écran perd son visiteur connecté en 4G.

N comme Nom de domaine

À une époque encore récente, il était recommandé d’acheter www.massagebien-etre-dunkerque.fr plutôt que le nom de son enseigne pour se hisser en tête de liste sur les moteurs de recherche à Dunkerque. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Mieux vaut acheter le nom de domaine qui colle avec son nom ou son enseigne.

Il existe plusieurs hébergeurs qui vendent, ou plutôt louent les noms de domaine. L’hébergeur français le plus connu est OVH. Louer un nom de domaine se terminant par .fr coûte moins de 9 € par an.

H comme http ou https

Pour des raisons de sécurité, il est indispensable de configurer son site en https, ce qui implique l’achat d’un certificat (budget : 15 €). Les anciens sites en http sont vulnérables aux attaques et sont pénalisés dans les résultats de recherche. Ce critère doit figurer dans le cahier des charges signé avec le webmaster.

T comme Template

Il s’agit de la maquette d’un site. La charte graphique signe l’esthétique du site web. Elle a aussi une fonction : rendre le site le plus pratique possible. Un template contient un menu, mais aussi des images en vignettes sur lesquelles clique l’Internaute. Car de plus en plus, celui-ci navigue d’un doigt sur un smartphone ou une tablette tactile. Une maquette est conçue avec la même rigueur qu’un magazine : clair, lisible, agréable à consulter, avec un juste équilibre entre textes et images.

Quelques écueils à éviter :

Inutile d’y insérer un module qui déclenche du son, par exemple une musique zen, sous peine d’irriter le visiteur qui a peut-être activé sa propre playlist musicale en naviguant sur Internet.

Limiter les effets spéciaux, en particulier sur les images, car la mode rend vite obsolètes les figures de style sur le web.

– Ne pas faire figurer son adresse mail de contact sous peine de recevoir une avalanche de spams dans les semaines qui suivent la mise en ligne du site. Les webmasters utilisent un fichier appelé « formulaire de contact » qui sert de filtre. Ces fichiers sont eux-mêmes protégés, l’Internaute devant effectuer une action précise pour prouver qu’il n’est pas un robot.

…et quelques astuces à connaître :

– Si la page d’accueil du site contient un diaporama, régler celui-ci pour que les images défilent avec lenteur. Le zapping effréné d’images sur un site web qui promeut bien-être et lenteur brouille le message. De même, la présence d’une vidéo en haut d’un site web captive l’œil, mais complique le chemin vers l’objectif : répondre au besoin de l’Internaute pour un temps de bien-être.

– Laisser visible les éléments de contact en haut du site, même quand l’Internaute descend sur la page. Deux éléments de contact : le numéro de téléphone et le bouton de réservation en ligne.

– Faire figurer sur la page d’accueil le logo de la FFMBE et un lien vers son site web https://www.ffmbe.fr. La mention de l’agrément est gage de professionnalisme, limite les appels indésirables et améliore le référencement du site. L’usage du logo de la FFMBE est réservé aux praticiens et organismes de formation, après accord de la Fédération Française de Massages Bien-Être.

– Reprendre les éléments de langage de la FFMBE (phrase type à retrouver ici) pour éviter toute confusion avec le métier de masseur-kinésithérapeute. 

R comme Responsive

Aujourd’hui, la majorité des Internautes consultent un site web sur un smartphone. Problème : la majorité des sites ont été conçus pour des ordinateurs dont l’écran est horizontal.

Les sites récents ont des algorithmes qui détectent l’appareil (ordinateur, tablette, écran) de l’utilisateur, puis s’ajustent à l’écran (vertical ou horizontal). Sur un smartphone, le menu en haut du site se repère avec ses trois traits. La navigation s’effectue d’un doigt en cliquant sur les images en vignettes.

S comme Structure du site et contenu

Un site a une double mission : pratique et informative.

Pratique : l’Internaute balaie l’éventail des séances, le guide tarifaire, puis décide ou non de prendre rendez-vous, soit par téléphone, soit en ligne. S’il recherche une carte-cadeau, le chemin reste le même. Un site web rend le parcours de l’internaute le plus efficace possible en un minimum de clics, jusqu’au règlement par carte bancaire.

Informative : les massages bien-être se révèlent une prestation d’une relative complexité. Outre le malentendu fréquent avec les techniques de rééducation médicale et les massages sexuels, ils flirtent parfois avec des pratiques ésotériques et des thérapies alternatives. Un site web devient un espace précieux pour préciser le cadre des séances : quelle est la charte de qualité d’un massage ? Comment se déroule une séance ? Existe-t-il des techniques sur le vêtement ? Quelles huiles utilise la praticienne ou le praticien ? Les massages bien-être ont-ils des effets sur la santé ? Quelles autres ressources de bien-être peuvent compléter un massage ?… Autant de sujets qui nourrissent un site au fil du temps, dans sa partie « Blog ». Nous verrons dans un prochain article à quel point l’animation d’un site web, outre le fait qu’il confère une personnalité au site et au professionnel qui en signe les textes, a des vertus sur son référencement par les moteurs de recherche.

R comme Références professionnelles

Les praticiennes et praticiens agréés FFMBE ont une chance inouïe : à défaut d’un diplôme d’État (il n’existe pas en France), ils se forment en vue d’une certification professionnelle, puis entament les démarches pour obtenir l’agrément d’une Fédération professionnelle. Mentionner son agrément est gage de professionnalisme. La présence du logo FFMBE positionne l’établissement dans le secteur d’activité du bien-être.

En revanche, les argumentaires qui détaillent les raisons pour lesquelles une praticienne ou un praticien s’engage dans le métier sont à manier avec précaution. Sur de nombreux sites figurent des textes, parfois fort bien rédigés, où le professionnel s’efforce d’expliciter sa philosophie du bien-être, quitte à recourir au « je » pour témoigner de sa pratique. Certains récits égrènent un chemin de vie qui mène une femme ou un homme vers les massages. Un tel choix rédactionnel peut se révéler contre-productif : à force de vouloir se justifier, le professionnel fragilise sa légitimité à pratiquer les massages bien-être.

La certification d’un centre de formation agréé FFMBE et l’agrément praticien FFMBE sont deux atouts suffisamment explicites pour inspirer confiance à l’Internaute.

M comme Mentions légales

Tout site doit renseigner l’Internaute sur son propriétaire. L’idéal est d’indiquer le nom, l’adresse et le téléphone de l’établissement, ainsi que le prénom et le nom de son responsable. Il est judicieux de préciser où le site est hébergé.

En outre, les mentions légales contiennent des éléments juridiques tels que la propriété intellectuelle du site, de ses textes et de ses images (photos et vidéos).

Enfin, les mentions légales font référence au Règlement Général de Protection des Données (RGPD) fixé par l’Union européenne. Le RGPD a fait l’objet d’un article dans La Massagère N° 24. Le recours à des cookies (logiciels qui servent à établir des statistiques de fréquentation du site, d’où le terme traçage) fait désormais l’objet d’une information spécifique sur la page d’accueil et dans les mentions légales. Cas particulier : la présence ou non du logo F et du lien vers une Page Facebook. Ce bouton, particulièrement intrusif, permet au réseau social de collecter une masse de données sur l’internaute à son insu. Pour des raisons déontologiques, nous déconseillons d’insérer le lien Facebook sur un site web.

A comme Administrateur

L’administrateur du site est la personne habilitée à en gérer et modifier le contenu : template, textes, photos, liens… Le webmaster est de facto administrateur du site. Mais le propriétaire du site l’est aussi : c’est pourquoi chaque praticienne ou praticien qui administre un site web est le responsable juridique de son contenu.

H comme Hébergement

Tout site web est « hébergé » dans une société spécialisée dont les serveurs stockent les fichiers et bases de données. Quand l’Internaute entre sur le site, il interagit avec les ordinateurs de l’hébergeur qui lui envoie les pages, textes, photos, le tout en un minimum de temps.

L’hébergement est tout, sauf un détail : certains hébergements bas de gamme (appelés hébergements mutualisés) provoquent des bouchons dans les tuyaux, d’où des temps de chargement interminables qui lassent l’internaute. Un hébergement de qualité charge n’importe quelle page en moins de deux secondes, du moins en 4G.

L’entreprise française la plus connue pour l’hébergement de sites web est OVH. Mais il en existe bien d’autres, tout aussi fiables, tels que 1and1 et Celeonet.

M comme Mise à jour

De temps en temps, un site a besoin d’être rafraîchi. Les technologies numériques évoluent, si bien que les fichiers deviennent peu à peu obsolètes et doivent s’adapter pour répondre aux standards du web. Cette opération technique est l’équivalent d’une mise à jour pour le système d’exploitation d’un téléphone mobile.

Une mise à jour a un autre motif : l’ergonomie du site. Elle rend un site responsive. Elle se dote d’un favicon (logo situé dans l’onglet du navigateur). Elle le bascule en https. Elle exploite toute la largeur de l’écran. Elle modernise une maquette et la rend plus visuelle. Elle intègre les nouveautés du web.

Sécurité et esthétique impliquent de retoucher un site, mais sans reprendre l’ensemble à zéro. Mieux vaut effectuer cette opération avec régularité car un site ayant dix années risque de ne plus être compatible avec les dernières versions. Une mise à jour est un investissement : compter un budget de 500 à 1 000 euros tous les quatre ans.

R comme Réservation en ligne

La majorité des praticiennes et praticiens en massages bien-être hésitent à installer un logiciel de réservation en ligne sur leur site. Qui ne redoute pas de recevoir un jour une personne ayant acheté sa séance, mais ne répondant pas aux critères requis pour qu’un massage se déroule dans un cadre d’hygiène et de civilité ?

Une parade existe : obliger l’internaute à cocher les « Conditions générales de vente ». Ce texte est en quelque sorte le règlement intérieur de l’établissement. Si le client ne respecte pas ce règlement, la praticienne ou le praticien a toute légitimité à interrompre la séance.

Il existe des logiciels spécialisés dans la réservation en ligne qui s’incorporent dans un site web. Un exemple parmi d’autres : le français Elloha.

Il appartient à chacune et à chacun de choisir s’il est judicieux d’adopter ou non ce mode de réservation.

R comme Règlement en ligne

Là aussi, il existe des logiciels spécialisés qui trouvent leur place naturellement dans un site web.

Deux cas de figure :

– L’internaute effectue son choix (achat d’une séance ou d’une carte-cadeau), puis règle son achat en ligne moyennant une application dédiée. C’est la formule automatique.

– L’internaute téléphone à l’établissement pour finaliser son achat à distance. Dans ce cas, la praticienne ou le praticien utilise l’application pour envoyer un lien par mail ou SMS au client. Celui-ci n’a plus qu’à cliquer sur le lien pour finaliser son achat de manière sécurisée. C’est la formule semi-automatique.

L’auteur de cet article a opté pour la deuxième formule, estimant nécessaire d’avoir un contact téléphonique avec le client avant d’encaisser le règlement. Il existe une application qui gère de manière fiable le règlement en ligne par carte bancaire : Zettle by PayPal. Nous avons aussi testé le français Lydia, mais après avoir constaté de nombreux « bugs » dans son application, nous ne l’avons pas retenue.

Avec un tel outil, la praticienne ou le praticien se met à l’abri de rendez-vous pris mais non honorés. Ainsi, le logiciel de réservation et de règlement en ligne Elloha permet de prélever la carte bancaire d’un client indélicat de la somme convenue lors de la réservation (par exemple, un acompte de 20%), moyennant une commission de 3 %.

R comme Référencement

Ce point mérite un article à part entière, tant il est stratégique pour la viabilité économique de l’établissement de bien-être. Une prochaine Massagère lui accordera une large place.

Inaccessible aux praticiennes et praticiens de bien-être, le web ? Notre abécédaire a, du moins nous l’espérons, levé les appréhensions des adhérents FFMBE vis-à-vis du langage HTML.

Reste l’essentiel : élaborer un cahier des charges avec une agence qui réunit les compétences énumérées au fil de l’article. Entrer dans le web, c’est se transformer en reporter du bien-être. La pensée du professionnel se prolonge en textes et en images. L’auteur de ces lignes a été surpris de constater à quel point des idées d’articles sont nées en plein massage, au point de signer son 300e article après dix années d’exercice ! Alors le geste rejoint la parole. Et les massages bien-être deviennent la colonne vertébrale d’un site que les moteurs de recherche visitent et revisitent, sans se lasser, au fil des années.

Et si les massages bien-être se faufilaient jusqu’au cerveau de Google ?

• Merci à Pascal Faricier, webmaster à l’agence Formasoft-Pro, pour sa relecture attentive et critique de l’article

Source

Par Erik BRISSOT / ©lecorpsseveille.fr 

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