Norme volontaire AFNOR S99-804 « Massage bien-être – Qualité de service en massage bien-être »
L’établissement d’une norme volontaire suit un processus au cours duquel de nombreux acteurs peuvent intervenir. Depuis juin 2025, nous avons allègrement franchi les premières étapes d’écriture.
Depuis avril 2026, la phase d’enquête publique a donné lieu à une centaine de commentaires, ainsi qu’aux interventions de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes et de la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté et spas.
Cela est tout à fait positif et nous amène à être très précis sur nos domaines de compétences et sur la terminologie que nous employons. Pour ce faire, nous nous entourons de conseils réglementaires et juridiques.
De nouvelles réunions sont programmées en septembre et octobre, à la suite desquelles nous espérons pouvoir passer à la phase finale vers la fin de l’année.
Parallèlement, nous étudions comment permettre à tous les membres de la Fédération de se prévaloir de la norme.
Vous trouverez ci-dessous des informations plus détaillées sur l’avancement de ces travaux.
Résultat de l'enquête publique
La norme NF S99-804 « Massage bien-être – Qualité de service en massage bien-être » a été soumise à une enquête publique du 8 avril au 1er juin 2026.
À l’issue de cette enquête, 22 votes d’approbation ont été enregistrés, dont 9 accompagnés de commentaires, ainsi qu’un vote de désapprobation accompagné de commentaires et 3 abstentions, avec ou sans commentaires.
L’ensemble des commentaires a été étudié. Le groupe d’experts, qui a également préparé des propositions de réponses à ces commentaires, s’est réuni les 11 et 19 juin. La commission AFNOR a ensuite transmis ces propositions à l’ensemble des membres de la commission ainsi qu’aux personnes ayant répondu à l’enquête publique.
Retour sur le dépouillement du 22 juin 2026
Le 22 juin 2026 s’est tenu le dépouillement des commentaires reçus lors de l’enquête publique sur l’avant-projet de norme NF S99-804 « Massage bien-être – Qualité de service en massage bien-être ».
Cette réunion s’est déroulée en présence d’Amy Michel, cheffe de projet de la norme volontaire AFNOR, et du Dr Alain Tolédano, président de la commission de normalisation « Activités de bien-être ». Des représentants des masseurs-kinésithérapeutes et des esthéticiennes étaient également présents, ainsi que deux membres du groupe d’experts (GE).
Chaque partie a pu présenter ses remarques, ses demandes et ses points de vigilance. Certains sujets ont permis d’aboutir à un consensus, tandis que d’autres nécessitent encore une réflexion complémentaire.
Compte tenu du délai relativement court entre la diffusion du document et la réunion du 22 juin, tous les participants n’avaient pas encore pu prendre connaissance de l’ensemble des éléments transmis.
La commission a ainsi examiné les propositions formulées par le groupe d’experts AFNOR ST02 GE 02 « Massage bien-être » en réponse aux différents commentaires de l’enquête publique.
L’objectif était de déterminer collectivement les suites à donner à ces remarques et de poursuivre le processus de validation de la norme.
À la suite de cette réunion, une nouvelle étape de travail a été programmée le 1er septembre 2026 afin de poursuivre la relecture de l’avant-projet et d’intégrer les modifications nécessaires au regard des commentaires reçus.
Et maintenant, quelles sont les prochaines étapes ?
Une nouvelle réunion du groupe de travail AFNOR est prévue le 24 septembre 2026, afin de poursuivre la relecture de l’avant-projet et d’examiner les modifications apportées à la suite des commentaires reçus lors de l’enquête publique.
Une réunion est également envisagée courant octobre avec les personnes et organisations ayant formulé des commentaires lors de l’enquête publique.
Cette étape est fondamentale : elle permettra de poursuivre les échanges sur les différents points soulevés et de rechercher les ajustements nécessaires pour aboutir à un texte partagé, en vue de sa publication.
Ces différentes étapes sont indispensables pour prendre en compte les remarques formulées, clarifier certains points du texte et s’assurer que la future norme définisse un cadre à la fois précis, cohérent et adapté aux réalités du massage bien-être.
Nous savons que cette attente peut sembler longue, mais l’élaboration d’une norme volontaire est un processus qui demande du temps, particulièrement lorsque le texte fait l’objet de nombreux commentaires et de discussions entre les différentes parties prenantes.
La FFMBE reste pleinement mobilisée dans ce travail et continuera à défendre un cadre clair pour le massage bien-être, dans le respect de son champ d’activité et des frontières avec les professions de santé réglementées.
Nous vous tiendrons bien entendu informés des prochaines avancées et des étapes à venir.
Dans ce contexte, une décision récente concernant une autre norme volontaire élaborée dans le champ du bien-être retient particulièrement notre attention. Si elle ne concerne pas directement le projet de norme NF S99-804 sur le massage bien-être, elle rappelle l’importance de définir avec précision le périmètre des pratiques, les termes employés et leur articulation avec les professions de santé réglementées.
Coup de théâtre à l'AFNOR : l'annulation de la norme sur la réflexologie
Le 19 juin 2026, le Conseil d’État a annulé la décision de l’AFNOR d’homologuer la norme NF S99-807 « Prestations de service du réflexologue ».
Cette procédure avait été engagée par le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui avait saisi le Conseil d’État le 2 septembre 2025 afin de demander l’annulation de cette homologation, peu de temps après la publication de la norme, le 2 juillet 2025.
Le Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes avait présenté plusieurs moyens dans son recours, notamment :
- L’incompétence et la méconnaissance du Code de la santé publique, ainsi que du principe de clarté et d’intelligibilité de la norme, au motif que celle-ci aurait conféré aux réflexologues un statut de professionnels de santé.
- L’erreur manifeste d’appréciation, parce que la norme présentait, selon l’Ordre, la réflexologie comme un procédé thérapeutique alors que cette pratique ne reposait pas, selon ses arguments, sur des preuves scientifiques établies.
- La méconnaissance de l’article L. 4321-1 du Code de la santé publique, au motif que la norme aurait défini un champ d’intervention des réflexologues susceptible de comprendre des pratiques relevant de la compétence des masseurs-kinésithérapeutes.
Aller plus loin
La suite de cet article est réservé aux adhérents de la FFMBE, qui disposent dans leur espace adhérent de ressources professionnelles pour mieux comprendre l’évolution du cadre réglementaire du massage bien-être.
Accédez aux analyses professionnelles, conseils pratiques et ressources métiers
en rejoignant la fédération.