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Peut-on rire du massage bien-être ?

Peut-on rire du massage bien-être ? Oui, bien sûr. Mais derrière les clichés, les «papouilles» et les raccourcis se cache une vraie question : qu’est-ce qui distingue un professionnel du massage bien-être ? Une chronique de France Inter nous donne l’occasion de faire le point, avec pédagogie et une pointe d’autodérision.

Pourquoi cette norme ?

Bien sûr ! Et il y aurait parfois largement matière à rire, d’ailleurs certaines humoristes l’ont fait avec talent…

Une chronique qui se voulait humoristique a été diffusée récemment sur France Inter et a mis en lumière, presque malgré elle, les nombreuses confusions qui entourent encore nos métiers : massage thérapeutique, esthétique, bien-être, sensualité, sexualité… et même « papouilles ».

Plutôt que de s’en indigner, j’ai choisi d’en faire le point de départ d’un article documenté, engagé  avec une pointe d’autodérision.

Derrière les clichés véhiculés par le massage se pose une vraie question : comment permettre au grand public de mieux comprendre ce qu’est un professionnel du massage bien-être et de savoir à qui il confie son corps ?

Une réflexion qui rejoint pleinement le travail mené par la FFMBE depuis plus de vingt ans pour structurer la profession, préciser ses compétences, défendre son cadre d’exercice et donner au public des repères de qualité.

Réunir en moins de quatre minutes à peu près tous les clichés et toutes les confusions sur le massage que notre profession essaie patiemment de démêler depuis des années est une performance. David Castello-Lopes s’en est chargé le 27 août 2026 dans La Grande Matinale de France Inter.

Massage thérapeutique, bien-être, esthétique, « gras », sensualité, spa, caresses et papouilles… Tout le monde dans le même peignoir, allez hop !

Cette chronique pourrait être agaçante. Elle pourrait aussi faire rire – un peu jaune parfois, j’avoue. Mais elle est surtout une formidable occasion de faire un peu de pédagogie sur un métier que tout le monde croit connaître parce que, techniquement, tout le monde a déjà posé ses mains sur quelqu’un, parfois même avec « des mains en or ».

Nous exerçons l’un de ces rares métiers pour lesquels une vocation professionnelle peut se révéler un dimanche après-midi lorsque tata Monique s’exclame : « Oooooh, tu masses tellement bien, tu devrais faire ça comme métier ! ».

Une table pliante, quelques serviettes, une playlist Zen, un Bouddha pour la déco et un compte Instagram plus tard… nous voilà presque prêts.

J’exagère ? À peine.

Car derrière les clichés, les galets chauds, le « gras » et les papouilles se pose une question beaucoup plus sérieuse :

qu’est-ce qui fait réellement un professionnel du massage bien-être ?

Entre médicament et papouille, il existe un métier, celui de praticien.ne en massage bien-être. Un métier qui a dû se battre pour avoir le droit d’exister, qui travaille depuis plus de vingt ans à se structurer notamment grâce au travail quotidien mené par la FFMBE.

Cette chronique n’est pas le problème, elle est le symptôme d’une profession encore mal comprise et d’une confusion collective à laquelle nous, professionnel·les, devons aussi répondre en rendant nos métiers
plus lisibles.

Qui peut masser ? Avec quelle formation ? Dans quel cadre ? Pour quoi faire ? Avec quelles limites ? Quelle différence entre soin, esthétique, bien-être, sensualité et sexualité ?

Nous avons encore du travail… et les chroniqueurs aussi, peut-être, pour mieux raconter nos métiers. Car une bonne caricature est encore plus drôle lorsqu’elle part d’une réalité bien documentée avant de la détourner.

Alors merci, David Castello-Lopes, pour cette occasion en or de parler du massage bien-être !

Pour aller plus loin, retrouvez l’article complet de Juliette Grollimund Depoorter, formatrice, praticienne et administratrice de la FFMBE :  « Entre médicament, huile et papouilles, demandez le massage ! »

Source

Par Juliette Grollimund-Depoorter, membre du Conseil d’administration.

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