Structuration du métier de masseur·se bien-être : la norme AFNOR
La norme AFNOR, un enjeu majeur pour la reconnaissance du massage et l’encadrement du métier.
Une norme volontaire constitue un cadre de bonnes pratiques élaboré collectivement par les acteurs d’un secteur professionnel. Elle permet de clarifier et de sécuriser l’exercice d’une activité qui n’est pas encore pleinement reconnue par l’État.
Elle n’est pas obligatoire, mais elle sert de référence commune. En réunissant les professionnels autour d’un socle partagé, elle favorise le consensus et contribue à harmoniser les pratiques. C’est également un outil de valorisation pour les signataires, car elle apporte davantage de sécurité et de crédibilité auprès des clients.
Pour la Fédération, cette norme représente aussi un levier stratégique important. Elle démontre aux pouvoirs publics la volonté des professionnels de structurer et d’encadrer leur métier, tout en respectant des exigences de qualité et de responsabilité.
À terme, une norme devient un repère pour la profession, mais aussi pour les institutions qui peuvent s’y référer. Elle contribue ainsi à renforcer la crédibilité et la légitimité du métier de masseur·se bien-être.
Dans le cadre de notre implication dans la création d’une norme, l’AFNOR a ouvert une commission dédiée aux activités de bien-être, intitulée AFNOR/ST02.
Au sein de cette commission, un groupe spécifique a été constitué : le groupe GE02 – Massage de bien-être.
Cette commission a pour objectif de mettre en lumière les activités visant à améliorer le bien-être général, dans une approche complémentaire et non médicale, excluant les actes relevant des professions de santé réglementées.
Les domaines concernés sont notamment :
Certaines professions disposent déjà de normes publiées :
D’autres normes sont actuellement en cours de finalisation :
Dans la dynamique de reconnaissance du métier de masseur·se bien-être, la FFMBE a engagé, avec l’AFNOR, un travail d’élaboration d’une norme volontaire.
Cette démarche répond à plusieurs objectifs :
Il s’agit également de renforcer la crédibilité de notre profession, dans l’intérêt à la fois des praticiens et des usagers.
Depuis le 8 septembre, Jean-Dominique Larmet, vice-président de la FFMBE, anime le groupe d’experts chargé de l’élaboration de cette norme.
Ce groupe réunit :
Plus de dix réunions de travail ont déjà été organisées. En s’appuyant sur le Livre blanc et le pré-projet élaboré par Joël Demasson, le groupe a pu avancer rapidement et dans un esprit de consensus particulièrement constructif.
À l’issue de ces travaux, un avant-projet de norme a été finalisé à la mi-novembre. Celui-ci a fait l’objet de plusieurs relectures avant d’être transmis à la commission AFNOR.
La prochaine étape sera une enquête publique prévue au printemps, permettant à l’ensemble des parties prenantes de formuler leurs observations.
L’Association française de normalisation (AFNOR) est l’organisme chargé d’animer le système français de normalisation.
À ce titre, elle assure :
La normalisation est reconnue comme une mission d’intérêt général (décret n°2009-697, modifié par le décret n°2021-1473). Elle constitue un cadre de référence officiel au service des filières professionnelles.
AFNOR, avec ses filiales, forme aujourd’hui un groupe international au service du développement durable :
Depuis 1926, AFNOR développe des solutions fondées sur les normes volontaires, sources de progrès et de confiance.
Aujourd’hui, l’organisation recense notamment :
Auteur
Par Eloïse Mercier, présidente de la FFMBE.