CHAPITRE 1 / Histoire, missions et valeurs de la FFMBE
Module 6 / 2022 : la FFMBE s’affirme comme syndicat professionnel représentatif des métiers du massage
Plus particulièrement depuis 2022, et suite aux difficultés rencontrées durant la crise Covid-19*, la FFMBE a souhaité s’affirmer en tant qu’organisation professionnelle représentative des métiers du massage. L’objectif est d’être entendu par les pouvoirs publics et d’accéder aux instances paritaires de gestion des relations sociales.
Cette stratégie, la fédération la mène en son propre nom, en se positionnant très clairement auprès des pouvoirs publics comme l’interlocuteur de référence concernant les professions du massage.
* COVID 19
La crise sanitaire Covid-19 a été plus particulièrement l’occasion de constater l’absence de prise en considération des métiers du prendre soin, dont le massage, par les pouvoirs publics. Ne répondant à aucune de nos requêtes, les ministères concernés par la crise ont laissé les professionnels dans une totale incertitude quant aux règles sanitaires s’appliquant à leur activité. Il en fut de même concernant les mesures de sauvegarde de l’activité économique.
La FFMBE agit également dans un cadre collectif et adosse son action à trois organisations relais :
- La Confédération nationale des professionnels de la prévention, de l’accompagnement à la santé et du bien-être – Syndicare – pour faire avancer collectivement la reconnaissance des métiers du bien-être (association clôturée en 2026, voir l’article “Dissolution de la Confédération SyndiCARE : fin d’un cycle, poursuite des engagements“).
- La Chambre nationale des professions libérales – CNPL – pour défendre les intérêts des professions libérales et les représenter dans les instances paritaires nationales.
- L’Union professionnelle au service de la micro-entreprise – UPSME – pour accompagner les micro-entrepreneurs dans la création et la gestion de leur activité, et pour faire avancer leurs statuts fiscaux et sociaux.
Les principales revendications de la FFMBE portent sur :
- La reconnaissance des professions du massage comme un véritable champ d’activité professionnelle, distinct, indépendant et complémentaire des autres métiers de soin à la personne.
- L’inscription des professions du massage dans un large spectre de techniques, couvrant la prévention, l’accompagnement à la santé et le bien-être.
- La clarification et la stabilisation des règles fiscales, sociales et entrepreneuriales applicables aux professions du massage.
- La définition d’un cadre pour la formation professionnelle et sa prise en compte au titre des fonds de formation.
Pour les pouvoirs publics, la légitimité d’une organisation professionnelle réside dans le nombre de ses adhérents. A défaut d’une représentation syndicale massive, les métiers du massage seraient condamnés à disparaître.
Adhérer à la FFMBE, c’est rejoindre l’action collective afin de peser dans la balance des négociations.
Être fédérés pour, ensemble, peser plus dans la balance de la représentativité. Ainsi pourrait se résumer la démarche engagée en 2021 par les cinq membres fondateurs de la Confédération nationale des professionnels de la prévention, de l’accompagnement à la santé et du bien-être : le Syndicat des professionnels du shiatsu ; le Syndicat des sophrologues indépendants ; la Fédération française des réflexologues ; le Syndicat professionnel des reflexologues et la FFMBE.
Selon l’article 1er de ses statuts, adoptés lors de l’assemblée générale constitutive du 31 janvier 2022, la confédération s’est donnée pour objectifs de regrouper des organisations professionnelles de la prévention et de l’accompagnement à la santé et du bien-être, d’assurer la promotion et la valorisation de leurs disciplines, leur défense tant dans leurs droits que dans leurs intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels. Ces droits et intérêts sont entendus comme étant ceux des organisations professionnelles membres et des professionnels.
Courant 2022, la Fédération nationale des socio-esthéticiennes a rejoint Syndicare.
Préserver et améliorer la protection sociale des professions libérales, négocier un statut fiscal adapté à l’exercice libéral, faire entendre distinctement la voix des professions libérales sur les grands sujets de société, telle est la vocation de la Chambre nationale des professions libérales.
La CNPL a créé en son sein une branche des métiers du bien-être qui regroupe différentes organisations professionnelles : naturopathes, kinésiologues, sophrologues, praticiens du reiki, shiatsu, réflexologues, professionnels de l’hypnose et masseurs.