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CHAPITRE 1 / Histoire, missions et valeurs de la FFMBE

Module 7 / 2023-2025 : Publication du Livre blanc et obtention du Code ROME

Entre 2023 et 2025, la FFMBE franchit une nouvelle étape dans la structuration et la reconnaissance des professions du massage de prévention, d’accompagnement à la santé et de bien-être.

Après avoir œuvré pendant plus de vingt ans à la reconnaissance de la légalité du massage, à la définition d’un cadre déontologique, à la structuration de la formation et à la représentation des professionnels, la Fédération porte désormais ses propositions directement auprès des pouvoirs publics.

Cette période est marquée par deux avancées majeures :

  • la publication en 2023 du Livre blanc pour la reconnaissance et l’encadrement des professions du massage ;
  • la reconnaissance, fin 2024, du métier de masseur / masseuse bien-être dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME) de France Travail, avec son inscription dans la fiche D1222.

Ces deux événements sont étroitement liés : le Livre blanc expose un projet politique et professionnel pour la filière ; la fiche ROME constitue l’une de ses premières traductions concrètes auprès d’une grande institution publique.

2023 : un Livre blanc pour définir et faire reconnaître la profession

En septembre 2023, pour la première fois, la Fédération rassemble dans un document destiné aux pouvoirs publics une vision globale de la profession : son histoire, sa place dans la société, ses pratiques, ses compétences, sa déontologie, ses formations, mais aussi les difficultés provoquées par l’absence d’un véritable cadre institutionnel.

Le constat de départ est paradoxal. Le massage est l’une des pratiques de bien-être et d’accompagnement à la santé les plus anciennes. Dans de nombreux pays, il trouve sa place aux côtés d’autres approches de santé et de prévention. En France, des dizaines de milliers de professionnels en ont fait leur activité principale et exercent en cabinet, en spa, en entreprise, dans des établissements accueillant des personnes âgées ou encore dans certaines structures de santé.

Pourtant, le massage de prévention, d’accompagnement à la santé et de bien-être ne bénéficie toujours pas d’un cadre réglementaire qui lui soit spécifiquement consacré.

Les limites de l’autorégulation

Depuis sa création, la FFMBE a progressivement construit les fondations nécessaires à un exercice professionnel responsable : référentiel métier, exigences de formation, code de déontologie, règles d’exercice et dispositifs d’agrément. Mais ces règles professionnelles relèvent de l’autorégulation. Elles engagent les adhérents de la Fédération, sans pour autant avoir la force d’une réglementation applicable à l’ensemble du secteur.

Cette situation entraîne plusieurs difficultés. Une personne insuffisamment formée peut se déclarer masseur ou masseuse bien-être. Des formations très courtes peuvent être proposées sans véritable référentiel professionnel. Certaines administrations peuvent avoir des difficultés à identifier correctement l’activité. L’utilisation du mot « massage » peut également recouvrir des prestations sans rapport avec les pratiques professionnelles défendues par la FFMBE.

L’enjeu n’est donc plus seulement d’affirmer que les professionnels du massage bien-être peuvent exercer légalement. Il s’agit désormais de faire reconnaître et structurer durablement leur métier.

Le Livre blanc ne se limite pas à dresser un état des lieux. Il présente aux pouvoirs publics et aux acteurs de la société civile une plateforme de 16 revendications et projets. Après avoir structuré la profession de l’intérieur, la FFMBE cherche désormais à faire reconnaître ce cadre par les institutions.

2023-2024 : porter ces propositions auprès des décideurs

Dans les mois qui suivent sa publication, environ 1 000 exemplaires sont téléchargés en ligne. Parallèlement, un millier d’exemplaires imprimés sont adressés aux décideurs et acteurs de la sphère publique : ministères, institutions sociales, organisations professionnelles, députés, sénateurs, conseillers économiques et sociaux et autres interlocuteurs institutionnels.

Cette diffusion poursuit un objectif très concret : faire connaître la réalité du métier et ouvrir le dialogue avec les organismes susceptibles de contribuer à sa reconnaissance.

Dès le début de l’année 2024, cette démarche permet notamment d’engager des échanges avec le ministère du Travail et France Travail autour de plusieurs sujets : la reconnaissance du métier, l’encadrement de la formation et les conditions de son financement.

Une question apparaît alors comme prioritaire : comment faire reconnaître administrativement un métier qui n’est même pas identifié comme tel dans le principal répertoire utilisé par France Travail ?

2024 : faire entrer le métier dans le ROME

Le ROME – Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois – est le référentiel utilisé par France Travail pour décrire et organiser les métiers et les compétences qui leur sont associées.

Pour les demandeurs d’emploi, les conseillers, les organismes de formation, les entreprises et de nombreux acteurs institutionnels, il constitue un outil de référence.

Or, jusqu’en 2024, le métier de masseur / masseuse bien-être n’y était pas clairement identifié. Cette absence avait des conséquences très concrètes. Comment orienter une personne vers un métier qui ne figure pas dans le référentiel ? Comment qualifier précisément ses compétences ? Comment présenter un projet professionnel ou une formation à un conseiller France Travail lorsque l’activité elle-même ne dispose pas d’une identification adaptée ?

La FFMBE engage donc auprès de France Travail le processus permettant de faire reconnaître le métier. L’aboutissement intervient en décembre 2024. Le métier de masseur / masseuse bien-être est désormais reconnu dans le ROME de France Travail, au sein de la fiche D1222.

Ce que change la fiche ROME

La création de cette fiche apporte un cadre de référence commun aux différents acteurs concernés par le métier. Elle contribue notamment à :

  • identifier le massage bien-être comme une activité professionnelle à part entière ;
  • formaliser les compétences et savoir-faire associés au métier ;
  • préciser les savoir-être professionnels attendus ;
  • améliorer la compréhension du cadre d’exercice ;
  • donner aux acteurs de l’emploi et de la formation un référentiel commun ;
  • renforcer la visibilité et la lisibilité de la profession auprès des institutions.

Pour la profession, cette inscription constitue une étape importante. Elle signifie qu’un organisme public national dispose désormais d’un référentiel permettant d’identifier le métier de masseur / masseuse bien-être et les compétences qui lui sont associées.

Du Livre blanc au Code ROME : une même stratégie

Le Livre blanc de 2023 et l’inscription du métier au ROME fin 2024 ne sont pas deux événements isolés. Ils illustrent la stratégie poursuivie par la FFMBE depuis sa création.

Dans un premier temps, il a fallu défendre la possibilité d’exercer légalement les professions du massage bien-être.

Puis la Fédération a travaillé à définir les conditions d’un exercice professionnel responsable : formation, compétences, déontologie, cadre d’exercice et représentation professionnelle.

À partir de 2023, une nouvelle phase s’ouvre : faire en sorte que les référentiels construits par la profession soient progressivement connus, compris et reconnus par les institutions. La création de la fiche ROME D1222 constitue l’un des premiers résultats tangibles de cette démarche.

Une reconnaissance qui reste à faire vivre

L’obtention de la fiche ROME n’est cependant pas un aboutissement. Un référentiel ne produit pleinement ses effets que lorsqu’il est connu et utilisé. Un travail reste donc nécessaire auprès des conseillers France Travail, des organismes de formation et, plus largement, des administrations et institutions concernées afin qu’ils s’approprient cette nouvelle définition du métier.

De la même manière, les autres propositions portées par le Livre blanc restent au cœur du travail de représentation de la Fédération. L’enjeu des années suivantes est donc de transformer progressivement cette reconnaissance professionnelle en une meilleure structuration de l’ensemble de la filière.

Pour le futur praticien agréé FFMBE

Cette histoire permet de comprendre que l’agrément FFMBE ne repose pas uniquement sur l’adhésion à une organisation professionnelle. Il s’inscrit dans un travail collectif engagé depuis plus de vingt ans pour définir, structurer, représenter et faire reconnaître les métiers du massage.

En choisissant de devenir praticien ou praticienne agréé·e FFMBE, vous vous inscrivez dans cette construction professionnelle et dans les principes qu’elle porte : compétence, formation, déontologie, responsabilité envers le public et reconnaissance institutionnelle du métier.

La publication du Livre blanc puis la création de la fiche ROME D1222 montrent qu’une profession se construit dans la durée : d’abord en définissant elle-même ses exigences, puis en les faisant progressivement reconnaître par la société et les institutions. C’est cette dynamique que la FFMBE poursuit aujourd’hui.

Ressources

  • Livre blanc FFMBE : Pour la reconnaissance et l’encadrement des professions du massage de prévention, d’accompagnement à la santé et de bien-être.
  • France Travail : fiche métier D1222 – Masseur / Masseuse bien-être.