Plateforme de formation à distance
réservée aux adhérents FFMBE

CHAPITRE 3 / Les textes fondamentaux : le code de déontologie

Module 4 / L'exercice

Responsabilité professionnelle

Pour exercer, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être se doit de souscrire une assurance responsabilité civile et professionnelle couvrant, y compris, les éventuelles conséquences de ses gestes professionnels pour la santé du client.

Cumul avec une ou plusieurs autres activités

La pluriactivité est autorisée à le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être, sous réserve du respect des principes qui suivent :

  • le présent code de déontologie s’applique à l’activité de massage, à charge pour le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être de respecter par ailleurs les réglementations et éthiques propres à ses autres activités ;
  • en cas de cumul avec une profession de santé, il·elle doit veiller à caractériser la nature de ses offres en distinguant clairement celles qui relèvent, ou non, de la thérapie ;
  • en cas de cumul avec une profession de médecine douce ou de santé holistique, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit veiller à caractériser ses offres de sorte à ne créer aucune confusion ou ambiguïté quant au caractère non thérapeutique de sa pratique de massage ;
  • en cas de cumul avec une profession de coaching, de développement personnel ou d’accompagnement psychologique, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit veiller à ce qu’il n’y ait pas altération du libre choix du client à recourir à ses prestations de massage.

Dans tous les autres cas, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit veiller à éviter toute confusion ou amalgame entre ses prestations de massage et ses autres activités, de sorte à préserver la qualité des activités de massage, à individualiser le périmètre de ses responsabilités de masseur·se et à éviter toute situation de confusion quant à la nature de la prestation vendue.

Relations avec les professionnels de santé

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit s’abstenir de commenter ou critiquer les avis et conseils des professionnels de la santé. De même, il·elle s’interdit de donner des conseils sur les médicaments prescrits par des professionnels de la santé.

Conflits d'intérêts

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit préserver en tout temps son indépendance et éviter toute situation où il·elle serait en conflit d’intérêts, notamment dans la délivrance de conseils et la recommandation de produits.

Honoraires

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit afficher ses tarifs en faisant en sorte qu’il ne puisse y avoir aucune ambiguïté quant à la nature des prestations, leur durée et leur prix, y compris leurs conditions d’annulation.

Publicité loyale et non concurrence

L’action commerciale et la publicité pratiquées par le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être ne sauraient être mensongères, trompeuses, incomplètes ou susceptibles de créer la confusion et d’induire en erreur.

Pour promouvoir et commercialiser ses activités, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être se doit d’utiliser des méthodes et arguments respectueux de ses confrères et de l’image de la profession. Il·elle s’interdit la publicité comparative et tout autre moyen comportant dénigrement ou dévalorisation des pratiques d’un autre masseur bien-être ou d’une autre méthode de massage bien-être.

Informatique et liberté - RGPD

Les outils de gestion de la relation clients et de communication auprès de la clientèle, manuels comme informatiques, doivent être conformes aux normes sur la gestion des fichiers nominatifs de données et au règlement général sur la protection des données.

Activité salariée et sous-traitance

Lorsqu’il·elle exerce son activité à titre salarié, comme sous-traitant, ou tout autre posture susceptible de créer un lien de subordination, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être ne saurait renoncer aux obligations du présent code de déontologie. Il en est de même pour son employeur ou donneur d’ordre, qui doit créer des conditions d’exercice permettant le respect des obligations du présent code de déontologie.