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CHAPITRE 3 / Les textes fondamentaux : le code de déontologie

Module 2 / L'éthique

1 - Bienveillance et probité

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être fait preuve de bienveillance à l’égard de son client et de probité (honnêteté scrupuleuse) en toutes circonstances.

Dans l’exercice de son art, il·elle prend en considération l’ensemble des spécificités physiques et psychologiques de son client.

2 - Non discrimination

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être ne peut refuser de fournir des services à une personne pour des raisons de race, de sexe, d’orientation sexuelle, d’état civil, d’âge, de religion, de convictions politiques, d’origine ethnique ou nationale, de condition sociale ou de handicap.

Toutefois, et selon ses choix professionnels et sa formation, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être peut se spécialiser dans une pratique ou un public. Cette spécialisation doit être explicite.

Dès lors qu’elle n’autorise pas un niveau satisfaisant d’analyse du besoin et des éventuelles contre-indications, la barrière linguistique peut constituer un motif de refus de la prestation.

3 - Formation et champ de compétences

Pour exercer, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit être titulaire d’une formation d’un minimum de 300 heures et conforme au référentiel de compétences du métier. Ses titres professionnels doivent être tenus à la disposition de sa clientèle.

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être informe son client de la nature de sa formation, de sorte à éviter toute fausse représentation de son niveau de compétences ou de la nature de ses services. Si la santé du client l’exige, il·elle lui propose de consulter un professionnel de santé.

Dans l’exercice de ses fonctions, le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit tenir compte des limites de ses aptitudes, de ses connaissances ainsi que des moyens dont il·elle dispose. Il·elle ne doit pas, notamment, entreprendre des services pour lesquels il·elle n’est pas suffisamment préparé·e ou formé·e. À ce titre, il·elle est en droit de refuser des services n’entrant pas dans son domaine de compétences. il·elle peut demander que son client lui produise l’avis favorable ou les recommandations d’un professionnel de santé.

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être assure la mise à niveau de ses connaissances par un recours actif à la formation continue et à la veille professionnelle.

4 - Confidentialité et secret professionnel

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être s’engage à respecter son devoir de confidentialité en tout ce qui concerne les informations obtenues ou confiées par son client. S’agissant des informations médicales qu’ il·elle a à connaître, ou qui lui sont confiées, il·elle est tenu par le secret professionnel.

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être organise son cabinet et l’accueil de ses clients de sorte à ce qu’il soit matériellement possible de respecter la confidentialité et le secret professionnel auxquels il·elle est tenu.

5 - Indépendance professionnelle

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme, ou quelque raison que ce soit. Il·elle ne peut servir un autre but que la qualité de sa prestation de massage dans l’intérêt de son client. Il·elle se doit de refuser de créer ou subir toute situation de conflit d’intérêt entre son activité de massage et toute autre pratique, professionnelle, commerciale ou autre.

6 - Interdiction des pratiques à caractère médical

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être veille à ne créer aucune confusion entre la nature de son activité et toute pratique à caractère médical. Il·elle doit s’abstenir de poser des diagnostics d’ordre médical ou de commenter les avis et conseils des professionnels de santé. Il·elle ne peut en aucun cas garantir, directement ou indirectement, la guérison d’une maladie, d’une blessure ou de toute pathologie, ou abuser de l’inexpérience, de l’ignorance, de la naïveté, de la vulnérabilité ou du mauvais état de santé de son client.

7 - Interdiction des pratiques à caractère sexuel

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être ne peut en aucun cas proposer des services d’ordre sexuel ou de nature à créer la confusion entre massage et prestation sexuelle.

8 - Interdiction des pratiques à caractère religieux ou sectaire

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être s’interdit tout prosélytisme et toute pratique à caractère religieux ou sectaire.

9 - Massage des mineurs

Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être ne saurait accepter une prestation pour un mineur sans le consentement d’un parent concernant les modalités et limites du massage pratiqué. Si le parent le souhaite, il peut être présent durant la prestation.